Après les deux jours des violences qui ont secoué plusieurs quartiers de Kolwezi, la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, a reçu mardi 20 octobre 2026 une délégation de jeunes leaders de l’ancienne cité Gécamines Luilu. Au centre des échanges, les revendications des creuseurs artisanaux et la recherche de solutions durables à leurs difficultés.
Conduite par Trésor Mahamba, directeur provincial de la lutte contre la criminalité, la délégation a notamment évoqué la mise à disposition d’une zone d’exploitation artisanale (ZEA) destinée à permettre aux exploitants de reprendre leurs activités dans un cadre légal.
À l’issue de la rencontre, Xavier Mujinga, président de l’association Luilu Yetu, a indiqué que la gouverneure s’était engagée à accompagner les exploitants dans l’obtention des documents officiels de leur coopérative. Cette formalité constitue une étape préalable au démarrage des activités sur le site.
Selon lui, une entreprise devrait ensuite être chargée des travaux de découverture et d’aménagement de la zone afin de rendre l’exploitation possible. Le calendrier de ces opérations n’a toutefois pas été précisé.
Un appel au calme après les violences
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par de vives tensions à Kolwezi. Depuis lundi, des creuseurs artisanaux manifestent contre la fermeture de certains comptoirs d’achat de minerais et la suspension des activités sur plusieurs sites. Les protestations ont été accompagnées d’incidents, notamment des jets de pierres, des incendies et des actes de pillage signalés dans certains quartiers.
Xavier Mujinga a appelé les jeunes et les exploitants artisanaux au calme, les invitant à faire confiance aux démarches engagées par le gouvernement provincial. Il a également condamné les actes de vandalisme et de pillage, rappelant que leurs auteurs s’exposent à des sanctions.
La mise à disposition annoncée d’une ZEA constitue ainsi une piste de réponse aux revendications des creuseurs de Luilu. Reste désormais à concrétiser les engagements évoqués, notamment l’obtention des documents de la coopérative et l’aménagement effectif du site, afin de permettre aux exploitants de reprendre leurs activités dans un cadre légal.





