Les contestations des creuseurs artisanaux continuent de perturber les activités dans plusieurs quartiers de Kolwezi, au Lualaba. Après les tensions qui ont émaillé la journée du lundi 19 octobre 2026, la fougue des artisanaux est loin de dire son dernier mot. Les premières heures de ce mardi, la tension monte d’un cran. Les manifestants créent des émeutes sur plusieurs artères. Ils plaident pour la réouverture des usines de traitement des produits miniers. Dans leur carquois de doléances figurent notamment la reprise des activités minières artisanales suspendues sur certains sites miniers.
Retour sur la journée du Lundi 19 octobre
De Kasulo à Musonoie, en passant par Kanina, Kazembe et l’UCK, les manifestants ont dénoncé les contrôles dans les entités de traitement et les comptoirs d’achat de minerais. Des véhicules ont été caillassés, des pneus brûlés et la police a fait usage de gaz lacrymogènes dans certains secteurs.
La baisse des possibilités de vente des minerais, liée notamment à la fermeture de certains comptoirs et aux restrictions de commercialisation etaient au coeur de cette mondialisation. Pour de nombreux exploitants, ces mesures menacent directement leurs revenus et ceux de leurs familles. Ils réclament la réouverture des points d’achat et des réponses concrètes à leurs difficultés économiques.
La colère porte aussi sur les conditions de relocalisation des creuseurs. À Kasulo, les travaux d’aménagement de la zone d’exploitation artisanale annoncée pour accueillir des exploitants déplacés de T17 avanceraient trop lentement, selon les préoccupations exprimées sur le terrain. À Kamilombe, les creuseurs s’inquiètent également de leur avenir et de la viabilité de la zone de remplacement proposée par les autorités.
Derrière les incidents de lundi, c’est donc la mise en œuvre des solutions promises par le gouvernement qui est en question, notamment la création de zones d’exploitation artisanale adaptées. Aucun bilan officiel des incidents ni réaction des autorités aux revendications n’étaient disponibles au moment de la rédaction. Les creuseurs attendent désormais des mesures concrètes pour reprendre leurs activités et préserver leurs moyens de subsistance.





