À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité routière, célébrée le 13 octobre 2026, Lambert Menda, coordonnateur de la Nouvelle Société civile du Lualaba, alerte sur les risques d’accidents à Kolwezi. Il pointe notamment l’état des routes, l’alcool au volant et l’insuffisance des contrôles préventifs.
Les nids-de-poule et les dénivellations sur plusieurs axes de la ville constituent, selon lui, un danger pour les usagers. Les conducteurs qui tentent d’éviter ces obstacles peuvent se retrouver face à un autre véhicule ou heurter un poteau.
« Nous constatons que de plus en plus de routes présentent des nids-de-poule, des dénivellations », déplore Lambert Menda. Il plaide pour des infrastructures durables plutôt que des réparations ponctuelles qui, selon lui, ne garantissent pas toujours une chaussée régulière.
Le coordonnateur cite notamment une collision entre deux véhicules survenue, selon ses déclarations, la veille sur la route Kazembe.
L’alcool au volant dans le viseur
Au-delà de l’état des routes, Lambert Menda dénonce les comportements de certains conducteurs qui consommeraient de l’alcool avant de prendre le volant. Il estime que les contrôles doivent intervenir avant qu’un accident ne se produise.
« La Commission nationale de prévention routière doit prévenir d’abord, comme la dénomination l’indique », insiste-t-il, appelant à renforcer les contrôles et à mieux équiper les services chargés de la sécurité routière.
Il réclame également des sanctions plus dissuasives contre les conducteurs en infraction, notamment ceux qui conduisent sous l’influence de l’alcool. Il propose une hausse importante des amendes et des mesures telles que la suspension du permis. Ces propositions constituent ses recommandations ; les sanctions applicables relèvent des textes en vigueur.
Des routes durables plutôt que des réparations répétées
Pour Lambert Menda, la prévention passe aussi par une meilleure exécution des travaux routiers. Il critique les opérations de colmatage qui, selon lui, peuvent laisser des différences de niveau sur la chaussée et créer de nouveaux risques.
« Les infrastructures routières doivent être construites dans la durabilité », soutient-il, estimant que les usagers qui s’acquittent des taxes liées à la circulation doivent pouvoir emprunter des routes carrossables et plus sûres.





