
Quatrième législature en République Démocratique du Congo, l’Assemblée nationale sera majoritairement composées des députés de l’union sacrée pour la nation. Les voix s’élèvent sur l’avenir de la démocratie et le rôle que devra joué l’opposition déjà affaiblie, au cours de 5 prochaines années.
Sur les 477 nouveaux députés nationaux, figurant sur la liste publiée récemment à titre provisoire par la commission électorale nationale indépendante, une vingtaine de ces élus, sont issus des partis et regroupements politiques de l’opposition. Face à une majorité écrasante de l’Union Sacrée, l’opposition sera réduite au silence.
Une question se pose, « que fera l’opposition à la prochaine législature ? ». Gustave MULONGOY, y voit Flou. Selon lui « le jeu de la démocratie sera tout simplement foulé au pied ».
Cet analyste politique craint des éventuelles réformes constitutionnelles, susceptibles de conduire au référendum, avec une constitution qui sera taillée sur mesure pour renforcer le pouvoir en place.
Et d’ajouter
< Si cette majorité n’est pas factice et qu’elle soit issue des récentes élections, le peuple congolais sera dans l’obligation d’endosser les conséquences>.
Par ailleurs, du 22 janvier au 22 mars 2024, la cour constitutionnelle procédera au Traitement des contentieux des résultats des élections des Députés Nationaux et la publication des résultats définitifs interviendra le 23 mars prochain.
Wangu