
Le feuilleton MUKUMBI n’est pas encore enterré, le manque de consensus entre les habitants de MUKUMBI et l’entreprise chemaf ne cesse d’empirer la situation. Voulant trouver une miséricorde, ces habitants ont parcouru 7 kilomètres pour atteindre la ville de Kolwezi afin d’aller déposer leur désidératas au tribunal de paix de Kolwezi.
Ce sont des habitants pris en colère, au bout de leur souffle. Ils n’abandonnent rien dans leur lutte. Après beaucoup d’années sans être réhabilité dans leur droit, les habitants de MUKUMBI ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont envahi le tribunal de paix de Kolwezi pour espérer une solution.
Depuis 2016, l’entreprise chemaf leur avait délocalisé dans leur village pour y installer son usine, sans toute fois qu’il ait une forme d’indemnisation. Pourtant, ce sol était très arable pour l’agriculture et les champs de ces paisibles citoyens ont été détruits, brûlés.
Pour le moment, ces habitants n’ont pas de domicile fixe et s’appellent eux-mêmes le peuple nomade car, ils sont jetés dans les oubliettes par le gouvernement provincial qui ne s’implique pas dans cette affaire.
Gilbert le directeur général de chemaf, qu’ils étaient entrain de cités à chaque instant, ne prête pas oreille attentive à leur revendication.
Face à cette situation, ces habitants n’ont pas d’autres alternatifs, que de retourner dans leur fief de départ, malgré que l’entreprise chemaf oeuvre déjà sur leur sol. Ces riverains ont eu à s’entretenir avec le président du tribunal de paix de Kolwezi.

Après avoir déposé leur doléance à l’autorité judiciaire, le procès opposant les délocalisés de MUKUMBI et l’entreprise concernée, a été fixé au 19 Décembre de cette année; malgré que la date du procès soit révélée, ces habitants n’ont pas été satisfaits, ils ont rebroussé chemin avec colère, avec comme destination, leur ancienne demeure.
Chacun doit s’installer là que se trouvait sa maison quelque soit la place de l’usine.
Chose promise, chose faite. Ces villageois sont bel et bien rentrés sur leur terre.
Wangu