
Choqué après les actes de vandalisme sur les effigies de Joseph Kabila, ancien président de la République et Félix Tshisekedi, président de la RDC, Richard Muyej, le gouverneur du Lualaba est formel: « C’est un coup de folie qui doit s’arrêter tout de suite »
Il convoque lundi 11 novembre une réunion entre les militants des partis de ces deux autorités.
Les militants du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) qui soutiennent Kabila et ceux de l’Union pour la démocratie et le progrès social(UDPS) qui sont derrière Tshisekedi seront à la barre lundi. »Je leur parlerai durement », promet d’un ton très ferme, le gouverneur du Lualaba.
Dangereuse guerre
Le 10 novembre à Kinshasa, des militants identifiés comme appartenant à l’UDPS ont brûlé des effigies de l’ancien président Joseh Kabila. Mêmement à Kolwezi au Lualaba. Du coup, ceux du PPRD ont, eux aussi rétorqué sur ceux du président Félix Tshisekedi.

»À Kolwezi on a besoin de la paix. Il ne faut pas jouer avec le feu », met en garde Richard Muyej.
Il fait remémorer à ces jeunes un événement malheureux. » Ils étaient jeunes lorsque au début des années 90 sur base de l’incompréhension, explose un choc des communautés. Moi, j’étais agent à la Gecamines, puis je me suis retrouvé conseiller socio-culturel du gouverneur Kyungu. J’ai géré cette situation à travers les villes de Likasi, Kolwezi et dans certaines communes de Lubumbashi. Il ne faut pas jouer avec le feu’‘, martelle-t-il. »On s’est attaqué au symbole de notre parti, à notre leader à travers son portrait« , poursuit-il.

Calmer les ardeurs
Depuis la passation civilisée du pouvoir entre les deux présidents, leurs regroupements sont en coalition. »Il faut en connaître le contenu. On agit pas comme disent les kinois: Ngulu ngulu », regrette le gouverneur (langage employé par les habitants de Kinshasa qui signifie agir bêtement comme un porc). »On ne descend pas dans la rue, sinon on se ressemble car, les deux partis ont des dirigeants politiques, il faut qu’ils sachent encadrer leurs militants. C’est cela le sens du civisme. »
Il dessille les yeux de ces jeunes qui pour lui ne connaissent par le contenu de la bagarre politique qui risque de quitter le camp des idéologies pour celui des tribus et ethnies. »J’en connais les conséquences, je n’en peux pas au Lualaba », tape du point sur la table Richard Muyej.
Wangu