
L’ONG, Initiative pour la Bonne Gouvernance des Droits de l’homme, IBGDH, a dénoncé le jeudi 04 mai, la mafia organisée dans la carrière de TSHIPUKI, à la cité Gecamines MUSONNOÏ, de la ville de KOLWEZI.
Entre fraude, tracasserie, trafic d’influence, violence, impunité et exploitation de l’homme, l’activité minière artisanale à Tshipuki devient encore un poids lourd sur le dos des creuseurs.
Une entreprise minière se charge d’édicter sa loi, dans une zone purement résidentielle. Les exploitants miniers sont les perdants de premier rang. À l’envers, un groupe d’individus tirent illégalement profit de cette exploitation minière artisanale.
« Les Creuseurs sont sommés de payer cent mille francs (100.000fc), pour le travail de la nuit par équipe, comme taxe. Cent-cinquante mille francs (150.000fc), pour le chargement des camions ou plus selon le tonnage. Le contrôle technique va jusqu’à cent mille francs (100.000). La prime de risques des contrôleurs s’étalent à Cinq-Cents mille francs (500.000). Et l’amande pour enlever la bande rouge en cas de danger, même si on ne modifie pas les dangers constatés, est de deux millions de francs congolais, (2.000.000). À TSHIPUKI, la compagnie minière de TONDO, perçoit sans aucun fondement légal, 15% sur chaque production du Creuseur. L’exploitant minier artisanal, perd encore 10% de sa production à titre d’humidité au profit des négociants et de la coopérative MAADINI YA MAENDELEO », souligne Donat KAMBOLA, coordonnateur de l’IBGDH.
Par ailleurs, cette ONG, appelle madame le vice Gouverneur FIFI MASUKA, à évaluer son action dans le secteur minier artisanal, de s’impliquer pour régulariser et organiser l’exploitation minière artisanale de TSHIPUKI.
Aussi à certaines entreprises de quitter la zone de TSHIPUKI, qui est avant tout, un quartier résidentiel.
L’IBGDH dénonce en outre l’existence des barrières illégales sur la route d’acheminement des produits notamment au niveau du lac Golf et à hauteur du village Samukinda.
Wangu