
À Kolwezi, certaines routes autrefois praticables se détériorent à une vitesse inquiétante. L’avenue de la prison centrale, à Dilala, en est un exemple frappant. En seulement une semaine, elle est devenue méconnaissable. La faute au passage intensif de poids lourds qui contournent une voie barricadée. Ce phénomène met en lumière les limites des infrastructures routières de la ville face à de telles charges.

De loin, l’avenue de la prison centrale de Dilala ressemble à une route oubliée par le temps. Mais en réalité, elle a été, il y a peu, l’un des axes les plus praticables de Kolwezi. Aujourd’hui, le paysage a changé : en l’espace d’une semaine, cette route s’est transformée en un véritable champ de trous béants. La cause ? Le passage incessant de camions poids lourds. Ces véhicules, cherchant à contourner la route Sogerfort actuellement barricadée, empruntent ce chemin en dépit de son revêtement non conçu pour supporter de telles charges.

La situation est encore plus critique du côté de Ruashi Mining. Ici, même les portions asphaltées n’ont pas résisté. Sous la pression des pneus de ces mastodontes, le goudron cède, laissant place à une dégradation rapide et irrémédiable.
Ce constat soulève une question : les routes de Kolwezi sont-elles adaptées au passage de poids lourds ? Rien n’est moins sûr. Pour certains experts, l’absence de signalisation limitant le tonnage des véhicules est l’une des principales causes de ces dégâts. Pour les habitants, la détérioration rapide de cette artère est un véritable cauchemar.

Ils appellent les autorités à prendre des mesures urgentes avant que d’autres axes ne connaissent le même sort. En attendant, les nids-de-poule se multiplient, menaçant de transformer ces routes autrefois carrossables en impasses impraticables.Les infrastructures de Kolwezi, à l’image de l’avenue de la prison centrale, sont à un tournant.
La gestion des poids lourds, la qualité des matériaux et l’entretien régulier des routes s’imposent comme des priorités pour espérer des solutions durables.