KOLWEZI : Cité MANIKA, un véritable bastion de l’insécurité. Clé de Boa, un nouveau mode opératoire qui tourmente la popularité.

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MANIKA, autrefois cité hospitalière et paisible, se transforme en véritable bastion de l’insécurité. Chaque jour qui passe, des jours comme des nuits, les hors la loi diversifient leurs modes opératoires. Aux piétons, la célèbre clé de Boa leur est réservée comme prise de finition.

Clé de Boa, rien d’autre qu’un étranglement qui vise à étouffer la respiration de sa victime par la nuque et le coup, à la vie sauve qui s’évanouit rapidement. Mais la mort peut s’en suivre en cas de résistance car le bourreau continuera à pincer tant que sa proie ne perd pas connaissance. Certaines victimes témoignent de la souffrance atroce éprouvée dans un laps de temps qui dure ce mode opératoire. La méchanceté des hommes à la cité MANIKA.

Aux automobilistes qui circulent aux heures tardives, des hommes armés des barres des mines et autres objets dangereux attaquent les véhicules aux croisements des avenues profitant de la réduction de la vitesse. Ceux qui s’arrêtent, sont à la merci de ces coupeurs des routes. S’en sortent, ceux qui prennent le risque d’accélérer. Dans un tel cas, la maîtrise du volant est un atout.

Si les habitants de la cité MANIKA n’en sont pas pour la plupart victimes, mais ceux qui y sont de passage tombent facilement dans les mailles du filet des délinquants. Petit à petit, la cité MANIKA commence à ressembler à certains de Kinshasa où le banditisme urbain règne en maître, orchestré par les célèbres gangues appelés KULUNAS.

Les inciviques qui opéraient dans les ruelles et avenues enclavées, opèrent désormais à découvert des jours comme des nuits. Où que vous soyez à la cité MANIKA, vous vous retrouverez dans une insécurité totale. La mobilité des habitants qui vaquent paisiblement à leurs occupations, n’est qu’un arbre qui cache la forêt. Dans certains centres de santé qui fonctionnent nuitamment, les patients sont souvent effrayés par des scènes de brutalité qui se déroulent à proximité. Voilà à quoi ressemble le climat d’insécurité au quartier MUNUNKA, à KOLWEZI, dans le Lualaba.

Force est de constater que face à cette insécurité accrue à la cité MANIKA, des mesures contraignantes ne sont prises dans les chefs des autorités qui ont la charge de sécuriser la population. Vivre à la cité MANIKA de nos jours ou y être de passage, requiert de la méfiance, de la souplesse et de la clairvoyance.

Wangu Infos
Author: Wangu Infos

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