
L’exploitation industrielle illicite ravage les ressources de la République Démocratique du Congo. Au Lualaba, des engins de mines sont en train de creuser sans relâche sous la supervision des sujets chinois, qui ont pris illégalement possession d’une concession appartenant à l’entreprise CHEMAF (Chemical of Africa). Cette zone est devenue un fief inaccessible, protégée par des militaires de la 22e région militaire.

En territoire de Mutshatsha, dans le village de DIANDA, une barrière de fortune en bambous interdit l’accès à toute autorité publique. Ni les Représentants de l’État moins encore les Responsables de CHEMAF ne peuvent pénétrer cette zone militarisée, où les règles sont imposées par ces envahisseurs. » On ne sait pas accéder à des travaux là bas parce qu’il y a des chinois là sans documents, sans autorisation. Seule l’autorisation est la présence des militaires. Nous nous demandons au sein de la société, ces militaires ont été amenés par qui. Est ce que dans notre constitution ou dans nos lois, il est dit quelque part que les militaires doivent accompagner les chinois dans les sites miniers en toute illégalité pour arracher de force des sites miniers ? » S’interroge Maître Pascal Kabasele, avocat-conseil de CHEMAF

Depuis plus de trois mois, cette exploitation illégale bat son plein. Après une observation, dans une heure, plus de 20 camions lourdement chargés de minerais quittent la concession de CHEMAF, illustrant l’ampleur du pillage. Cette exploitation clandestine prive le pays de précieuses ressources et empêche la collecte de taxes, privant l’État de revenus vitaux.
Sur le plan local, l’impact est dramatique. Les habitants du coin, employés par CHEMAF, voient leurs emplois disparaître peu à peu. La population, déjà en proie à la misère, est davantage fragilisée par cette situation. Contrairement à CHEMAF, qui respecte ses obligations sociales, ces exploitants chinois ne posent aucun geste en faveur des communautés locales. Leur présence n’apporte que pollution et insécurité, renforcée par des milliers de militaires commis à leur protection, semant la psychose au sein des habitants.

L’entreprise CHEMAF, détentrice légitime de la concession depuis 2010, a acquis ce carré minier dans le cadre d’un contrat d’amodiation signé avec la Gécamines. Malgré plusieurs recours en justice, le dossier reste bloqué. Selon Maître Pascal Kabasele, la situation devient critique. Il appelle à une intervention rapide des autorités compétentes.
Malgré les difficultés, CHEMAF continue de croire en l’État de droit prôné par le président Félix Antoine Tshisekedi et en l’engagement du ministre de la Justice, Constant Mutamba, à rétablir la légalité. L’entreprise espère toujours une issue favorable à ce dossier et appelle à un retour à l’ordre, afin que les ressources minières profitent à l’ensemble du pays.