

À la l’Institut UKWELI, la grève des enseignants vacataires paralyse les cours, depuis une semaine. Plus de 28 enseignants, employés par l’entreprise sous-traitante ERBEC pour GECAMINES, réclament leurs salaires impayés depuis le mois d’août.

Face à l’incertitude, ils ont décidé de camper devant les bureaux de leur employeur. Ces enseignants, qui disent voir leur situation sociale se détériorer de jour en jour, réclament une solution rapide pour éviter un effondrement total de leurs conditions de vie. « Depuis le jeudi passé, les enfants de l’institut UKWELI n’etudient pas, ils font seulement de vas et viens. Nous nous voulons que la Gecamines puisse verser de l’argent dans le compte de notre employeur, c’est à dire ERBEC. Dès que nous sommes rétablis dans nos droits nous ferons tout ce qui est possible de regagner notre site de travail » déclare un enseignant gréviste.
Et d’ajouter « toutes les écoles Gecamines sont en grève, ça concerne pas seulement l’institut UKWELI. Nous avons longuement patienté. Certains enseignants parmi nous sont déguerpis de leurs maisons, d’autres se trouvent maintenant dans des situations très critiques. Ceux de Lubumbashi et Likasi ont déjà touché sauf nous de la province du Lualaba »

Ne sachant plus à qui se tourner, les grévistes en appellent à la responsabilité de la GECAMINES, l’entreprise mère, et sollicitent également l’intervention des autorités politiques pour dénouer la situation.
En attendant, les élèves de l’Institut UKWELI subissent les conséquences de cette grève. Avec un personnel réduit, les cours sont assurés de manière partielle, et les élèves ne suivent que trois leçons par jour, laissant leurs apprentissages en suspens.