
Stéphane Ntambwe, un handicapé moteur de naissance, d’une trentaine révolue, marié et père des cinq enfants. De passage au marchérail de Tenke, cité minière se trouvant à 90 km de Kolwezi sur la route nationale numéro 39 en partance à Lubumbashi, vous verrez cet homme, au visage légèrement incliné vers le bas et assis sur un bidon jaune, avec un képi rose qui le protéger du soleil. Ses pieds sont minces, et il se déplace à l’aide des béquilles.
Réparer des chaussures en recollant une semelle ou bien en colmatant un trou tout en rafraîchissant la teinture d’un cuir sont là, les différentes tâches effectuées par ce cordonnier qui vise à Redonner une seconde vie aux chaussures abîmées.
Cordonnier, pas comme les autres, Stephane Ntambwe est intellectuel. Il a obtenu un diplôme de graduat.
De temps en temps, L’homme garde toujours l’espoir d’être embauché, un jour dans une entreprise minière de la place. Malgré toutes les démarches entreprises qui n’aboutissent presque à rien, il ne croise pas les bras. Il garde toujours espoir. Stéphane Ntambwe veut, également, voir ses enfants grandir avec tous les droits dont bénéficient d’autres enfants congolais.
Il aspire à un avenir meilleur. Il n’est pas le seul, lui et ses collègues ont fondé une association des handicapés de Tenke. Ils n’ont jamais eu d’assistance, et se sentent oublier par les autorités de la province.
Les urgences sont là et les autorités provinciales sont interpellées afin d’apporter une assistance aux personnes vivants avec handicap, de ce coin de la ville.
Wangu