Lualaba : Ils sont aussi montés au créneau

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Ils doivent le dénoncer ! Le vase a coulé après avoir été rempli par les revendications pacifiques. Les agents des entreprises SCC et F TABITHA, sous-traitées par le géant minier CMOC, brisent leur silence.

C’est à l’hôtel du gouvernorat de province, tôt dans la matinée de ce lundi 12 juin 2023, pour faire entendre leurs voix « Nous qui travaillons là où il y a des acides par ci par là, avec 150$. Nous sommes de responsables de familles 15 ans, 20 ans, nous aurons des maladies professionnelles, où irai-je avec ce salaire ? »,  S’interroge l’un d’eux.

Dans leur mémo, lu devant la presse, ils fustigent les mauvais traitements des leurs employeurs. « Pour ce qui concerne le contrat de travail, nous devons travailler pour 3 mois d’essai dans les deux sous-traitances F TABITHA et SCC pour bénéficier du basculement à la société CMOC KISANFU SARL ( K KFM).

Avant le démarrage de l’usine, mais à présent nous sommes à 7 mois de service, rien a été respecté. Nous constatons qu’à l’usine, seuls les expatriés ( Chinois) sont engagés et respectés. Les nationaux ( congolais) sont privés de leurs droits. En ce qui concerne le salaire, l’entreprise ne connait qu’un net à payer au salaire brut mensuel qui varie entre 130$ à 180$ » soulignent-ils.

La province du Lualaba, de part ses richesses du sous-sol attirent beaucoup d’investisseurs, dont la plupart à capitaux chinois.

Ces derniers ne travaillent que pour leurs intérêts, sous l’œil impuissant des autorités de la place, nonobstant le slogan « Gagnant-gagnant».

Les citoyens lambdas en payent le prix.

Wangu

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