
2021 a résolu de s’en aller. Elle a été l’année de toute violence et brutalité inqualifiables dans la Province du Lualaba. Vivement 2022 dans la sérénité.
Au de la l’impardonabilité de la pandémie à COVID-19, la scène politique lualabaise a été dominée par une violence multiforme. La politique est une culture. Les acteurs politiques se doivent de la connaître et en maîtriser ses articulations et principes. L’art politique n’admet-elle la contradiction dans l’exercice politique. La politique sans éthique est à la base de la surchauffe sociale.
L’expression politique se décline sous deux formes :
- Le mandat politique et
- La profession politique.
Le premier a le mérite d’être mené par les hommes d’Etat dont la recherche du bien être est le centre de gravitation de leurs actions.
Le second est la chasse gardée des politiciens dont l’inclinaison est la quête des intérêts partisans et mesquins. Les bourreaux doux du peuple. Le peuple doit cesser d’aimer la souffrance. Seule voie de sortir de l’ecclavagisation à souhait.
L’exercice de l’art politique exige le talent et la manière pour éviter de porter atteinte à la cohésion sociale et à la dignité humaine. S’adresser à un adversaire implique l’intellectualité et la moralité. Les casquettes politiques sont nourries par des convictions. Le débat s’inscrit dans une quête persuasive et non un culte invectivant.
La violence verbale, la violence comportale, la violence professionnelle, la violence politique, la violence physicomentale ont copieusement laminé les valeurs sociales du lualaba dont les principaux groupes ethniques sont caractérisés par une homogénéité culturelle prégnante. L’art politique est-elle devenu prédateur des valeurs socioculturelles de peuples ?
C’est tout simplement un dérèglement indélicat. Le résultat de la non maîtrise de la culture politique. Les égarements des apprentis non admis au noviciat de l’exercice politique.
Les acteurs politiques partagent la même société et le même quotidien. Il est impérieux de sauvegarder la paix et la cohésion sociale. Les conventions politiques, les débats politiques ne peuvent pas porter atteinte aux valeurs cardinales : le vivre ensemble, le respect des aînés, la tolérance, la cohabitation pacifique, etc.
Il n’y a pas de place pour la violence sous toutes ses formes en politique. Construisons ensemble le Lualaba. Mettons en commun toutes les compétences utiles pour notre société. L’histoire elle se chargera de nous renvoyer dos à dos et nous mettra en face de nos errances. Il faut se ressaisir chers Compatriotes. Ne crachez pas sur l’élégance de l’art politique. Mes vœux les meilleurs à toutes les communautés du Lualaba.
Prof Sylvain KANTOLOMBA