
La grande campagne des mois de novembre et décembre approche. Les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles commencent en effet la semaine prochaine, jeudi 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Elle dure jusqu’au 10 décembre.
Cette année, le thème international est “Orangez le Monde : Mettons fin aux violences faites aux femmes aujourd’hui !” et le thème national est « Je me lève et je m’engage aujourd’hui contre les violences faites aux femmes, jeunes et petites filles. »
Dans toute la RDC, les autorités, la société civile, le secteur privé, les partenaires du développement et de l’humanitaire se mobilisent pour attirer l’attention sur ce fléau.
Les thèmes pour cette année sont volontairement larges pour rappeler que les femmes et les filles subissent des violences et des discriminations multiples.
Cela englobe bien sûr les violences sexuelles et physiques, qui sont extrêmement graves et dont la prévention et la protection des victimes et des survivantes doivent être notre priorité à tous et toutes.
Rappelons qu’au mois de septembre 2021, 77 victimes de violences sexuelles liées aux conflits ont été documentées. Ce chiffre est en augmentation par rapport aux 2 mois précédents 1. Agir en dénonçant et poursuivre les auteurs de ces crimes est essentiel pour la réparation des victimes.
En juin de cette année, Le Chef de l’État a d’ailleurs lancé la campagne nationale « Tolérance Zéro Immédiate » pour les crimes basés sur le genre et l’impunité. Cette campagne, a pour objectif, entre autres, que les auteurs de violence contre les femmes soient punis et que les victimes aient accès à la justice.
« Nous pouvons aussi saluer l’initiative pour la mise en place d’un fonds national de réparation des survivantes de violences sexuelles RDC par le Chef de l’Etat et la table ronde organisée par la Première Dame en octobre dernier. Malheureusement, les femmes subissent aussi d’autres formes de violence et de discrimination au quotidien, que nous devons arrêter de banaliser, car elles les empêchent de participer pleinement au développement du Congo. Par exemple, quand les filles n’ont pas accès aux protections menstruelles et doivent rater les cours; la discrimination à l’embauche ou les injures sexistes contre les femmes politiques », a déclaré ce mercredi 17 novembre 2021, Madame Awa Ndiaye Seck, Représentante d’ONU Femmes en RDC, au cours du compte rendu de l’actualité des nations-Unies en RDC.
Wangu