
Le nouveau Gouvernement de l’Union Sacrée de la nation a été rendu public le lundi 12 avril dernier. Un gouvernement aux nouveaux visages; et parmi ces visages, on note certains députés. Ces élus du peuple nommés ministres créeraient un déséquilibre social qui est démontré par le Professeur Sylvain Kantolomba.
Les élus sont l’émanation du souverain primaire qui les vote afin d’aller le répresenter et défendre les intérêts du peuple. La constitution confère aux députés le pouvoir de contrôler l’exécutif, voter les lois.
Dans la politique congolaise, un constat est amèrement fait par le professeur sylvain Kantolomba, qui observe dans la pratique que les élus choisissent de partir de leurs missions primaires pour devenir des exécutifs. Ainsi clouant le parlement des suppléants qui les remplacent.
«S’agissant de cette question des suppléants, il s’observe depuis les trois dernières consultations électorales que les élus se font suppléer ou se font accompagner par les membres de leurs familles. une fois élus, ils se battent pour l’Exécutif, et puis ils se battent pour les postes des mandataires d’entreprises et à ce moment là, ils laissent leurs places à leurs suppléants qui sont les membres de familles» renchérit le prof.
A en croire le professeur Sylvain Kantolomba, de cette situation découle plusieurs conséquences à considerer dans le fonctionnement de la société congolaise,c’est notamment le déséquilibre social et l’inefficacité de l’action parlementaire.
«Premièrement, le député élu permet à ce qu’il soit remplacé par son suppléant. Ceci révient à ce que les richesses nationales seront rédistribuées en déséquilibre parce qu’une seule famille va être payée par le tresor public deux fois: d’abord comme ministre ensuite comme député.» explique le Prof. Sylvain en s’interrogeant sur le sort du peuple congolaise qui ne bénéfice pas de cette redistribution en terme de salaire.
«deuxièmement, il faudra considerer au niveau de l’inefficacité de l’action parlementaire. Donc le contrôle parlémentaire sera affecté d’inéfficacité parce que s’il faut imaginer que les députés ou les sénateurs peuvent-ils contrôler les ministres, leurs collègues devenus ministres. Ou les suppléants qui sont restés peuvent-ils avoir le courage d’initier une action de contrôle contre les ministères qui sont ténus par leurs maîtres, pères etc. titulaires du mandat des députés en sachant qu’une fois qu’ils perdent les postes de mandataire ou de ministre, c’est le suppléant est tenu de ceder la place à l’hemiclycle.» éclaire le Prof. Sylvain
La nomination des élus exclue celle des autres cadres du parti politique.
D’où, la question de savoir faudra t-il que tous les cadres du parti soient élus pour pretendre a un poste ministériel?
Pour lui, la nomination d’un élu comme ministre dans le gouvernement constitue une rupture de contrat qui lie le député avec sa base.
«le souverain primaire ne l’a pas élu pour qu’il devienne ministre, mais plutôt pour être son répresentant en jouant le rôle de legislateur, le contrôleur de l’exécutif, mais le voilà parti, il y’a brisure du contrat» rappelle-t-il
Il est plus qu’urgent d’envisager des réformes qui place un élu sous contrainte de rester finir son mandat. Pour les postes ministériels, le choix portera sur les cadres compétents non élus. Mettre fin à la suppléance familiale ainsi qu’à la présentation à plusieurs (provincial, national et sénat)
La question des députés dans le gouvernement, reste un sujet épineux.
Wangu